Deedlitt Visiteur

Nombre de messages: 1 Localisation: Argentan Date d'inscription: 17/02/2009
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Eusèbe Majordome zélé

Nombre de messages: 22 Localisation: Auprès de mes maîtres ! Date d'inscription: 30/11/2008
 | Sujet: Re: Arrivée en provonance d'Alençon Mar 17 Fév 2009 - 22:00 | |
| Raaaaaaaah !
Pas un, pas un seul petit invité capable d'arriver en même temps qu'un autre ! Pas un seul être doué, sinon d'intelligence, au moins d'un peu de pitié pour le pauvre petit majordome aux longues oreilles attendant désespérément une bonne âme pour lui prêter un bonnet suffisamment grand pour accueillir ses démesurées portugaises ?
Et Eusèbe de courir, d'aller et venir, de risquer à chaque instant le chaud et froid entre les rigueurs de cette fin d'hiver et l'écrasante chaleur des cuisines (héhé, il faut bien trouver moyen de se réchauffer, non ?)
Et une de plus... Non deux. Rousse ? Pardon, rousses ? Ce devaient être heu... Des invitées (pas moyen de retrouver le nom, mais hum, fameux ce petit vin de noix *hips*). Par ici ma bonne Dame, je vous en pr*hips ! Eusèbe rougit (comme si la liqueur ne lui avait pas donné suffisamment de couleurs), ce début d'ivresse ne l'empêchant pas de se rendre compte qu'hoqueter en public n'était pas des plus convenants. Enfin, tant qu'on en restait au hoquet, remarquez...
Il se fit suivre de la Comtesse, celle-ci marchant plus lentement, mais droit, à la différence du majordome qui se demandait laquelle des deux demeurs était la bonne... _________________ Majordome officiel et incorruptible de la maison Bourmont-Choiseul.
Les pourboires (payables en carottes) sont toutefois acceptés.
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Pucellette orléannaise Suivante apeurée


Nombre de messages: 330 Date d'inscription: 15/04/2008
 | Sujet: Re: Arrivée en provonance d'Alençon Mar 17 Fév 2009 - 23:58 | |
| Les mains sur les hanches et l'air furieuse, ce qui était bien rare pour une telle timide et frêle jeune fille, Marie regardait la démarche titubante du domestique et le foudroyait du regard un baquet de linge quelle allait mettre à sêcher posé à ses pieds. Le baquet n'avait évidemment que peu de linge et rien de très précieux, la maîtresse de maison connaissant et la distraction de la jeune fille qui aurait pu laisser s'envoler une belle robe et sa fragilité qui la rendait inapte à porter des charges trop lourde pour elle. La prochaine fois, elle subsisterait du jus de carotte à l'alcool de la bouteille de ce triste individu.
Il fallait de toute façon être une brute pour apprécier ce breuvage. La première et dernière fois qu'elle avait fait connaissance avec ce breuvage infect qu'on nomme alcool, elle en avait eu un haut-le-coeur qui l'avait contrainte à garder le lit pendant 3 jours avec un mal de tête épouvantable. Combien diable pouvait-on donc apprécier cette infâme mixture et s'en enivrer plus que de raisons? Voilà un des nombreux mystères de la vie que la jeune fille n'avait point encore percés comme tant d'autres.
Mais que diantre les invités allaient donc penser d'un majordome pareil? La réputation de la maison allait en être ternie et la sienne également. D'ici à ce qu'on pense qu'elle serve dans une demeure de débauche où maîtres et serviteurs s'abandonnent à tout les vices de la création, il n'y avait qu'un pas et cette pensée la fit frémir de peur. Que dirait-on d'elle? Elle serait souillée par une honte irrémediable. On allait la violer... les hommes ivres ne font-ils pas cela? Elle joignit les deux mains près de sa bouche, d'un coup de pied convulsif envoya valser le linge propre par terre et s'appreta à crier et à défaillir au fur et à mesure qu'Eusèbe se rapprochait, avant, enfin, de se ressaisir en voyant qu'il ne faisait pas attention à elle. Elle fit une courte révérence figée à la noble visiteuse tout en restant pétrifiée sur place, les longs draps blancs étendus à terre._________________  |
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